Top 6 ponts à Rouen
Rouen, ville millénaire traversée par la Seine, doit une grande partie de son identité urbaine à ses ponts emblématiques. Ces ouvrages ne sont pas seulement des passages d’une rive à l’autre ; ils racontent l’histoire industrielle, culturelle et architecturale de la ville.
Du spectaculaire Pont Gustave‑Flaubert, levable et moderne, au mythique Pont Transbordeur, disparu mais toujours présent dans la mémoire collective, chaque pont témoigne de l’ingéniosité des ingénieurs et des besoins de circulation à travers les siècles.
Certains ponts relient les quartiers historiques, tandis que d’autres servent de repères symboliques ou rendent hommage à des figures locales comme Guillaume le Conquérant ou Pierre Corneille.
Dans cet article, nous vous invitons à découvrir sixponts incontournables de Rouen
| Nombre d’avis | Nom du pont | Type | Année de construction / inauguration | Info clé |
|---|---|---|---|---|
| 1200 | Pont Guillaume‑le‑Conquérant | Pont routier | 1970 | Relie les deux rives avec vues panoramiques |
| 911 | Pont Gustave‑Flaubert | Pont levant | 2008 | Plus haut pont levant d’europe |
| 169 | Pont Boieldieu | Pont routier | 1955 | Pont du centre‑ville de Rouen |
| 161 | Pont Jeanne‑d’Arc | Pont routier & ferroviaire | 1956 | Traversée combinée route‑train |
| 81 | Pont Pierre‑Corneille | Pont routier | 1952 | Nom du célèbre écrivain rouennais |
| 38 | Pont Mathilde | Pont routier | 1980 | Axe majeur circulation nord‑sud |
Pont Guillaume‑le‑Conquérant

Le Pont Guillaume‑le‑Conquérant est un pont routier en acier soudé sur la Seine, construit entre 1967 et 1970 et mis en service en 1970 à Rouen.
Son nom rend hommage à Guillaume Ier, duc de Normandie et roi d’Angleterre, figure majeure de l’histoire locale.
Situé entre le pont Jeanne‑d’Arc en aval et le pont Gustave‑Flaubert en amont, il marque la limite de la navigation maritime autorisée sur la Seine à Rouen.
L’ouvrage sert d’axe de circulation essentiel pour les moyens de transport et les flux routiers de la métropole rouennaise. Il fait partie des ponts construits après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la reconstruction de la ville et de la modernisation de ses infrastructures.
Pont Gustave‑Flaubert

Le Pont Gustave‑Flaubert est un ouvrage d’art remarquable qui traverse la Seine à Rouen et a été officiellement inauguré le 25 septembre 2008 après quatre ans de travaux de construction.
Nommé en hommage à l’écrivain rouennais Gustave Flaubert, ce pont levant a été conçu pour permettre le passage de grands navires vers le centre‑ville grâce à sa section levable qui atteint 55 mètres de hauteur au‑dessus de la rivière.
Avec une portée de 120 mètres et une hauteur totale de 86 m, il figure parmi les plus hauts ponts levants d’Europe, et il est même le plus haut du genre construit à double tablier.
Il est aussi une prouesse d’ingénierie, combinant acier et béton pour une structure robuste capable de lever ses tabliers en environ 12 minutes pour laisser passer les bateaux.
Dans le cadre de grandes manifestations nautiques comme l’Armada de Rouen, il joue un rôle central en offrant un accès aux navires de grand tonnage jusqu’à la ville.
Pont Boieldieu

Le Pont Boieldieu, mis en service en 1955, a été construit à l’emplacement d’un pont du XIXᵉ siècle détruit pendant la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la reconstruction de Rouen.
Il porte le nom du célèbre compositeur François‑Adrien Boieldieu, natif de Rouen, et constitue une porte d’entrée centrale dans la ville. Ce pont est une véritable œuvre d’art en plein air : il est décoré de statues monumentales en pierre représentant des figures historiques et maritimes.
Sur la rive nord, le sculpteur Jean‑Marie Baumel a représenté des explorateurs et Normands sur une embarcation, tandis que sur la rive sud Georges Saupique a sculpté des allégories de la Seine et de l’Océan.
Depuis 2007, une série de bustes en bronze de grands explorateurs orne le pont, rappelant l’ouverture de Rouen sur le monde. C’est aussi à l’emplacement de l’ancien pont que les cendres de Jeanne d’Arc furent dispersées dans la Seine après son supplice, commémoré par une plaque.
Pont Jeanne‑d’Arc

Le Pont Jeanne‑d’Arc est un pont routier et ferroviaire enjambant la Seine à Rouen, construit entre 1953 et 1956 et inauguré le 28 avril 1956.
Il relie les rives nord et sud de la ville et se situe entre les ponts Boieldieu et Guillaume‑le‑Conquérant, formant un maillon essentiel du réseau de circulation urbain.
Le pont a été renforcé en 2012 pour pouvoir accueillir les nouvelles rames du tramway de Rouen qui y circulent depuis 1994. La promenade du Commandant‑Charcot, connectée à l’extrémité nord du pont, offre aujourd’hui aux piétons un bel accès sur le fleuve.
Son nom évoque la figure de Jeanne d’Arc, et historiquement il se trouve à proximité de l’emplacement où les cendres de la Pucelle furent dispersées dans la Seine en 1431.
Pont Pierre‑Corneille

Le Pont Pierre‑Corneille est un pont routier sur la Seine, inauguré le 19 juillet 1952, construit en acier soudé et conçu par l’ingénieur Jean Velitchkovitch.
Il est situé entre le pont Mathilde en amont et le pont Boieldieu en aval, et il repose en partie sur l’île Lacroix, donnant accès à cette île emblématique.
Il a été construit à l’après‑guerre pendant la période de reconstruction des infrastructures de Rouen pour relancer l’économie locale. Son architecture sobre mais fonctionnelle illustre les exigences de mobilité de l’après‑guerre.
Le nom du pont rend hommage au dramaturge Pierre Corneille, figure majeure du patrimoine littéraire rouennais.
Pont Mathilde (historique & moderne)
Le Pont Mathilde actuel est un pont routier construit entre 1974 et 1979 et mis en service en 1980, formant un axe majeur de circulation nord‑sud pour la métropole rouennaise.
Il remplace d’anciens franchissements médiévaux ; le premier pont en pierre, commandé par Mathilde l’Emperesse au XIIᵉ siècle, comptait 12 arches et fut un jalon important du paysage urbain pendant près de cinq siècles. Ce pont médiéval figure sur des représentations anciennes et servait à défendre l’accès à la ville grâce à une barbacane et des ponts‑levis.
Le pont primitif fut démantelé au XVIIᵉ siècle car devenu impraticable, mais il a laissé une empreinte durable dans l’histoire des ponts rouennais.
Conclusion
Les ponts de Rouen témoignent de l’histoire, de l’ingéniosité et de l’évolution de la ville à travers les siècles. Chacun, du moderne Gustave‑Flaubert au disparu Transbordeur, raconte une histoire unique et relie à la fois les rives et le passé de Rouen.
