Visiter Tours : 30 incontournables à faire et voir
Visiter Tours, c’est partir à la découverte de l’une des villes les plus emblématiques du Val de Loire. Située entre patrimoine historique et art de vivre, Tours séduit par son centre ancien préservé, son riche héritage médiéval et Renaissance, ainsi que sa position stratégique au cœur des châteaux de la Loire.
Ancienne capitale du royaume de France à l’époque de Louis XI et haut lieu de la Renaissance, la ville de Tours offre un concentré d’histoire avec des monuments incontournables comme la cathédrale Saint-Gatien, le Vieux-Tours, la basilique Saint-Martin ou encore ses musées et hôtels particuliers.
Ville vivante et animée, Tours est également une destination idéale pour un séjour culturel et gastronomique. Entre les bords de Loire, les marchés traditionnels et les spécialités locales comme les rillettes ou les rillons, elle incarne parfaitement l’art de vivre tourangeau.
Grâce à sa situation géographique privilégiée, visiter Tours permet aussi d’explorer facilement les châteaux de la Loire comme Chenonceau, Amboise, Chinon ou Blois.
Monuments & Patrimoine Historique de Tours
Les Halles de Tours

Les Halles de Tours sont un marché couvert emblématique situé place Gaston-Paillhou, dans le Vieux-Tours, en plein cœur de la ville de Tours. Surnommées le « ventre de Tours », elles rassemblent une quarantaine de commerçants proposant des produits frais et de qualité : fruits et légumes, viandes, poissons, fromages, épicerie fine et spécialités locales ou internationales.
Le site actuel, inauguré en 1980, a remplacé d’anciennes halles métalliques du XIXᵉ siècle inspirées des Halles de Paris. Aujourd’hui, le bâtiment moderne au style de « paquebot » accueille un marché vivant et très fréquenté, mais aussi des commerces de proximité, des bureaux et des services.
Tour de l’Horloge

La Tour de l’Horloge est un monument emblématique situé dans le centre historique de Tours, rue des Halles. Elle constitue l’un des rares vestiges de l’ancienne basilique Saint-Martin, détruite à la Révolution française.
Construite au début du XIᵉ siècle, cette tour d’architecture romane servait à l’origine de tour du trésor, abritant les richesses de la basilique. Au fil des siècles, elle a été modifiée, notamment au XIIᵉ siècle avec des éléments gothiques.
Après la Révolution, alors que la basilique est démolie, la tour est conservée et transformée. Elle reçoit un horloge, d’où son nom actuel, ainsi qu’un dôme surmonté d’un lanternon. Elle devient alors un repère du quotidien, marquant notamment le rythme des marchés grâce à sa cloche.
Basilique Saint-Martin de Tours

La Basilique Saint-Martin de Tours est un important édifice religieux situé dans le centre historique de Tours. Elle est dédiée à saint Martin, l’un des saints les plus vénérés de la chrétienté occidentale, dont le tombeau repose dans la crypte.
L’édifice actuel a été construit entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle dans un style néo-byzantin par l’architecte Victor Laloux. Il remplace une ancienne basilique médiévale détruite à la Révolution française. Cette nouvelle basilique a été consacrée en 1925.
Le bâtiment se distingue par son dôme surmonté d’une statue de saint Martin, sa crypte historique et son architecture imposante mêlant calcaire, granite et marbre. Il conserve également deux tours médiévales voisines, témoins de l’ancienne collégiale.
Cloître de la Psalette

Le Cloître de la Psalette est un remarquable ensemble architectural situé dans le quartier de la cathédrale Saint-Gatien, au cœur du centre historique de Tours. Il est aujourd’hui géré par le Centre des monuments nationaux et classé monument historique depuis 1889.
Construit principalement entre le XVe et le XVIe siècle, le cloître servait autrefois de lieu de vie, de travail et d’étude pour les chanoines de la cathédrale. Il doit son nom à l’école de chant des psaumes (« psalette ») qui y était installée.
Son architecture mêle styles gothique et Renaissance, avec notamment un élégant escalier à vis attribué à Bastien François, souvent comparé à une version miniature de celui du château de Blois. Le site comprend des galeries, un portail sculpté et des détails architecturaux finement décorés comme des gargouilles.
Lieu de culture et de savoir au Moyen Âge, le cloître abritait aussi une importante bibliothèque avant sa dispersion pendant la Révolution.
Le Monstre – Xavier Veilhan

Le Monstre est une œuvre d’art contemporain réalisée par l’artiste français Xavier Veilhan, installée en 2004 au cœur du centre-ville de Tours, sur la place du Grand-Marché.
Créée dans le cadre du programme des « Nouveaux commanditaires », cette sculpture monumentale d’environ 4 mètres de haut a été commandée par des habitants et commerçants souhaitant enrichir et transformer l’identité de leur quartier. Elle a été conçue comme une œuvre en dialogue direct avec l’espace public et la vie quotidienne. Depuis son installation, Le Monstre suscite de nombreuses réactions, entre adhésion et controverse.
Hôtel Goüin

Abbaye de Saint-Julien

L’Abbaye de Saint-Julien (Tours) est un ancien monastère bénédictin situé dans le Vieux-Tours, dont les origines remontent à l’époque du haut Moyen Âge. Selon la tradition, ses débuts sont liés à la présence de religieux installés autour d’un petit oratoire fondé après le passage de Clovis à Tours au VIe siècle.
Au fil du temps, la communauté monastique s’organise véritablement lorsque Grégoire de Tours y introduit la règle bénédictine et des reliques de saint Julien. L’abbaye connaît ensuite plusieurs phases de destruction et de reconstruction, notamment après les invasions normandes au IXe siècle.
À l’époque médiévale, elle est profondément remaniée, avec une architecture mêlant styles roman puis gothique, témoignant de son importance spirituelle et économique. Elle devient progressivement un grand domaine religieux possédant des terres et influençant l’organisation urbaine de Tours.
Après la Révolution française, l’abbaye est désaffectée et ses bâtiments sont vendus ou transformés, ce qui entraîne la disparition d’une grande partie du complexe monastique. Aujourd’hui, les vestiges encore visibles ont été restaurés et abritent différents usages culturels et patrimoniaux, rappelant l’histoire riche et mouvementée du lieu.
Passage du Cœur Navré

Le Passage du Cœur Navré est une ruelle couverte située dans le Vieux-Tours, à Tours, dans le département d’Indre-et-Loire. Passage du Cœur Navré Il s’agit d’un passage étroit et partiellement voûté, long de moins de cinquante mètres, qui relie la rue Colbert à la place Foire-le-Roi. Cette dernière était un lieu important de la vie commerciale et sociale de la ville à partir du Moyen Âge.
L’origine du nom « Cœur Navré » viendrait d’une ancienne enseigne représentant un cœur percé d’une flèche, accrochée à l’une des maisons bordant le passage. Une tradition populaire, bien que non totalement vérifiée par les sources historiques, raconte que ce nom ferait aussi référence à la tristesse des condamnés passant par cette ruelle avant leur exécution sur la place voisine.
Ce lieu faisait autrefois partie des dépendances de l’abbaye de Saint-Julien, ce qui montre son intégration dans le tissu médiéval de la ville. Il conserve encore ses charpentes et ses façades anciennes, qui témoignent de l’organisation urbaine du Vieux-Tours.
Opéra de Tours

Le Grand Théâtre de Tours a été construit à la fin du XIXe siècle, le théâtre actuel a été inauguré en 1889 après la reconstruction du bâtiment détruit par un incendie en 1883. L’architecture a été confiée aux architectes Jean-Marie Hardion et Stanislas Loison, dans un style inspiré des grands théâtres à l’italienne. La façade richement décorée reflète le goût architectural de l’époque et s’inspire notamment de l’Opéra de Paris.
Avant sa forme actuelle, le site accueillait déjà un théâtre aménagé dans une ancienne église dès la fin du XVIIIe siècle, ce qui montre une longue tradition théâtrale à cet endroit. Après l’incendie, seule la façade a pu être conservée, et l’ensemble a été entièrement repensé pour donner naissance à l’édifice actuel.
Le Grand Théâtre dispose d’une salle de spectacle d’environ 950 places, organisée selon le modèle classique des salles à l’italienne. L’intérieur est particulièrement riche, avec un grand escalier décoré et une salle ornée de peintures et de décors réalisés par des artistes de renom.
Aujourd’hui, le théâtre est le siège de l’Opéra de Tours et accueille également l’Orchestre symphonique régional Centre-Val de Loire–Tours.
Cathédrale Saint-Gatien

La cathédrale Saint-Gatien de Tours est dédiée à saint Gatien, considéré comme le premier évêque de Tours, et constitue le siège de l’archidiocèse de Tours.
Sa construction s’est déroulée entre 1170 et 1547, en remplacement d’un édifice roman plus ancien. Elle présente une architecture mêlant plusieurs styles : une base et des éléments de style roman, une grande partie en gothique classique et flamboyant, ainsi que des parties supérieures de style Renaissance.
La cathédrale est classée monument historique depuis 1862. Elle mesure environ 100 mètres de long et atteint une hauteur d’environ 29 mètres sous voûte. Ses deux tours, construites au XVIe siècle, s’élèvent à près de 68 et 69 mètres.
L’édifice est particulièrement connu pour la richesse de ses vitraux, notamment ceux du XIIIe siècle dans le chœur et le déambulatoire, ainsi que pour son décor sculpté de style gothique flamboyant, considéré comme très ornementé.
Le château de Tours

Le château de Tours est un ancien édifice médiéval situé à Tours, en bord de Loire. Il est construit à partir du XIe siècle sur des vestiges antiques, à l’initiative des comtes d’Anjou.
Au cours des XIIIe et XVe siècles, il est transformé en château royal et devient une résidence fortifiée importante, intégrée dans un système défensif plus large de la ville.
À partir de la fin du Moyen Âge, le château perd progressivement son rôle résidentiel au profit d’autres résidences royales de la vallée de la Loire. Il est ensuite réutilisé à des fins militaires. Au XVIIIe siècle, une grande partie de l’édifice est détruite et le site est réaménagé en caserne. Les constructions militaires masquent alors largement les vestiges médiévaux.
Au XXe siècle, des fouilles archéologiques permettent de redécouvrir les fondations du château et de mieux comprendre son évolution historique. Aujourd’hui, le site du château de Tours est partiellement conservé et restauré. Il comprend notamment deux tours médiévales, un pavillon du XVIIIe siècle et le logis des gouverneurs. Il est dédié à des activités culturelles et patrimoniales.
Hôtel de Ville de Tours

L’hôtel de ville de Tours est un édifice construit entre 1896 et 1904 par l’architecte tourangeau Victor Laloux. Le bâtiment a été conçu pour symboliser les valeurs républicaines et l’autorité municipale. Son architecture monumentale, inspirée du style éclectique, marque fortement le paysage urbain de Tours et rappelle certains aménagements de type parisien autour de la place Jean-Jaurès.
La façade est richement décorée avec de nombreuses sculptures réalisées par différents artistes, représentant notamment des figures allégoriques comme le Courage, la Force, l’Éducation ou encore la Vigilance. L’ensemble souligne la volonté d’exprimer la puissance et le prestige de la ville.
À l’intérieur, l’hôtel de ville comprend un escalier monumental, une salle des fêtes, une salle des mariages ainsi qu’une salle du conseil municipal décorée d’un triptyque représentant la vie de Jeanne d’Arc, réalisé par Jean-Paul Laurens entre 1901 et 1903.
Aujourd’hui, l’hôtel de ville de Tours reste le siège de l’administration municipale.
Gare de Tours

La gare de Tours est une gare ferroviaire située dans la ville de Tours. Elle est mise en service en 1846 et devient progressivement un important nœud de transport régional et national.
Le bâtiment voyageurs actuel est construit entre 1896 et 1898 par l’architecte tourangeau Victor Laloux. Il remplace des installations plus anciennes et est conçu pour regrouper différents réseaux ferroviaires.
La gare de Tours est une gare en cul-de-sac, ce qui signifie que les trains doivent y effectuer un rebroussement. Elle est desservie par des TGV, des TER et des trains Interloire, reliant notamment Paris, Nantes, Orléans, Le Mans et d’autres villes de la région.
Pont Wilson

Le Pont Wilson est un pont en pierre situé à Tours qui franchit la Loire. Construit entre 1765 et 1778, il remplace un ancien pont médiéval devenu vétuste et s’inscrit dans un vaste projet d’aménagement urbain du XVIIIe siècle. Long d’environ 434 mètres et composé de 15 arches. À l’origine appelé pont Royal, il est rebaptisé en 1918 en hommage au président américain Woodrow Wilson.
Au cours de son histoire, le pont a connu plusieurs événements marquants, notamment des destructions partielles durant les deux guerres mondiales. En 1978, un effondrement important de plusieurs arches survient à la suite de problèmes structurels et d’érosion, entraînant une reconstruction qui s’achève en 1982. Aujourd’hui, le Pont Wilson est un axe majeur de circulation douce, réservé aux piétons, aux cyclistes et au tramway, et il constitue un lieu de promenade apprécié offrant une vue sur la Loire et le centre historique de Tours.
Enceinte gallo-romaine Tours

L’enceinte gallo-romaine de Tours, également appelée « castrum », est une muraille construite au cours du IVᵉ siècle pour protéger la ville antique de Civitas Turonorum, correspondant au secteur de l’actuelle cathédrale de Tours. Elle constitue aujourd’hui le principal vestige visible de la ville gallo-romaine.
Édifiée dans la première moitié du IVᵉ siècle, dans un contexte d’insécurité lié aux crises de l’Empire romain, elle remplace progressivement l’organisation urbaine ouverte du Haut-Empire par un espace fortifié plus restreint. Le périmètre de l’enceinte atteint environ 1 245 mètres et délimite une surface d’environ 9 hectares. Sa construction repose largement sur le réemploi de matériaux issus de bâtiments antiques démontés (colonnes, blocs sculptés, pierres de grand appareil), une pratique courante à cette époque.
L’enceinte est renforcée par une douzaine de tours et percée de plusieurs accès, dont deux poternes conservées. La Loire bordait directement sa façade nord, renforçant sa position stratégique.
LAu fil du Moyen Âge, l’enceinte est réutilisée et intégrée aux fortifications successives de la ville, notamment aux enceintes médiévales des XIIᵉ et XIVᵉ siècles, ce qui explique sa conservation partielle jusqu’à aujourd’hui.
Amphithéâtre Romain de Tours

L’amphithéâtre de Tours est un monument de spectacle antique, datant de l’époque romaine. Construit à la fin du Ier siècle après J.-C., il fait partie des plus grands amphithéâtres connus de l’Empire romain. Ses dimensions initiales sont d’environ 112 × 94 mètres, avec une arène de 68 × 50 mètres, et une capacité estimée à environ 14 000 spectateurs. Édifié sur une butte naturelle, il est en partie intégré au relief afin de faciliter sa construction et de le protéger des inondations.
Au IIe siècle, l’édifice est profondément agrandi, atteignant environ 156 × 134 mètres, ce qui porte sa capacité à près de 34 000 spectateurs. Cette extension en fait l’un des amphithéâtres les plus vastes de l’Empire romain, ce qui interroge les archéologues sur les raisons d’un monument aussi monumental dans une cité de taille modeste.
À partir du IIIe siècle, dans un contexte d’insécurité, l’amphithéâtre est transformé en forteresse : ses accès sont partiellement obstrués, certaines structures sont renforcées et il est intégré au système défensif de la ville. Au IVe siècle, il devient un élément structurant du castrum, l’enceinte fortifiée de Tours.
Au Moyen Âge, le monument disparaît progressivement sous les constructions du quartier canonial, ses structures étant réutilisées comme fondations et caves pour les habitations. Il est totalement oublié jusqu’à sa redécouverte au XIXe siècle grâce aux travaux de la Société archéologique de Touraine. Aujourd’hui, ses vestiges restent invisibles en surface mais subsistent sous les bâtiments du centre historique, et son tracé est encore perceptible dans le parcellaire et certaines rues de la ville.
Musées incontournables de Tours
Musée du Compagnonnage

Le Musée du Compagnonnage de Tours est un musée municipal consacré à l’histoire, aux traditions et aux savoir-faire des compagnons du Tour de France. Il présente l’un des ensembles les plus importants de France sur ce thème, avec plusieurs milliers d’objets, outils et chefs-d’œuvre issus de différents métiers artisanaux.
L’origine du musée remonte à un premier « musée compagnonnique » créé en 1911 par les compagnons de Tours afin d’exposer leurs œuvres et de valoriser leurs traditions. Après plusieurs déménagements et évolutions au cours du XXe siècle, le musée actuel est inauguré en 1968 dans l’ancien dortoir des moines de l’abbaye Saint-Julien, avec le soutien de la Ville de Tours et des principales organisations compagnonniques. Il est ensuite enrichi et réaménagé dans les années 1970.
Le musée a été conçu grâce à l’impulsion de Roger Lecotté, spécialiste du compagnonnage, qui a joué un rôle majeur dans la sauvegarde et la mise en valeur de ce patrimoine. Aujourd’hui, il conserve une collection unique comprenant des chefs-d’œuvre réalisés pour la réception des compagnons, des outils traditionnels, des maquettes et des objets rituels, illustrant la diversité des métiers représentés.
Musée des Beaux-Arts

Le Musée des Beaux-Arts de Tours est installé dans l’ancien palais des archevêques de la ville, un ensemble architectural remarquable situé à proximité immédiate de la cathédrale Saint-Gatien. Le site, classé monument historique, présente une histoire complexe où se superposent des vestiges allant de l’Antiquité au XVIIIe siècle, notamment des éléments de rempart gallo-romain et des constructions médiévales et modernes.
Le musée conserve l’une des plus importantes collections de la région Centre-Val de Loire. Ses fonds sont constitués à l’origine d’œuvres saisies pendant la Révolution française dans les églises, couvents et abbayes de la région, auxquelles se sont ajoutés des dépôts de l’État et de nombreux dons. Les collections comprennent des peintures italiennes de la Renaissance, des œuvres majeures de la peinture française des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que des œuvres du XIXe et du XXe siècle, avec des artistes tels que Rubens, Rembrandt, Delacroix ou Monet.
Muséum d’Histoire Naturelle de Tours

Le Muséum d’Histoire Naturelle de Tours est un établissement scientifique et muséographique situé dans le centre-ville de Tours. Il fait partie des musées municipaux de la ville et occupe un ancien hôtel particulier du XVIIIe siècle, dont l’architecture contribue au caractère patrimonial du site.
Le muséum conserve et présente des collections riches et diversifiées couvrant plusieurs disciplines des sciences naturelles, notamment la zoologie, la botanique, la minéralogie et la paléontologie. Une part importante des collections provient d’acquisitions anciennes, de dons et de collectes scientifiques réalisées au XIXe et au XXe siècle. Les expositions permanentes permettent d’aborder la biodiversité, l’évolution des espèces et les grands enjeux environnementaux contemporains.
Parcs et espaces verts de Tours
Jardin Botanique de Tours

Le Jardin botanique de Tours est un jardin public et scientifique situé à l’ouest du centre-ville de Tours. Créé en 1843, il constitue à la fois un espace de promenade, de conservation et d’étude des végétaux. Il est aujourd’hui géré par la ville de Tours et s’étend sur plusieurs hectares.
Le jardin présente une grande diversité de collections botaniques réparties en différents espaces thématiques, comprenant des serres tropicales, un arboretum, des jardins médicinaux, ainsi que des parcelles consacrées aux plantes ornementales et horticoles. Il abrite également des espèces animales, notamment dans un petit espace zoologique intégré, ce qui en fait un lieu hybride entre jardin botanique et parc zoologique.
Lac Des Bretonniéres
Le lac des Bretonnières est un plan d’eau artificiel situé à Joué-lès-Tours, au sud-ouest de Tours, dans le département d’Indre-et-Loire. Aménagé dans un espace paysager, il fait partie d’une zone de loisirs intégrée à un parc public.
Le site est entouré d’espaces verts et de cheminements piétons qui en font un lieu de promenade et de détente très fréquenté. Il accueille également des activités sportives et de loisirs, comme la course à pied, le vélo ou la pêche, selon les zones autorisées. Le cadre naturel aménagé favorise la biodiversité locale, notamment pour certaines espèces d’oiseaux et de petits mammifères.
Jardins des Prébendes d’Oé

Les Jardins des Prébendes d’Oé sont un jardin public situé dans le centre-ville de Tours, dans le département d’Indre-et-Loire. Créé au XIXe siècle, ce parc paysager de style anglais constitue l’un des principaux espaces verts historiques de la ville.
Aménagés à partir de 1872 par les frères Bühler, célèbres paysagistes français, les jardins se caractérisent par une composition libre et harmonieuse mêlant pelouses, arbres remarquables, massifs fleuris et plans d’eau. Le site est également connu pour ses éléments décoratifs, notamment des statues, une grotte artificielle et un kiosque à musique.
Lac de la Bergeonnerie
Le lac de la Bergeonnerie est un plan d’eau situé dans le parc de la Bergeonnerie, à Tours, dans le département d’Indre-et-Loire. Aménagé dans un espace vert urbain, il constitue un lieu de promenade et de détente intégré au tissu paysager de la ville.
Le site est entouré d’allées piétonnes, de zones engazonnées et d’espaces arborés qui favorisent les activités de loisirs de proximité, comme la marche, le jogging ou le repos en plein air. Le lac contribue également à la présence de biodiversité locale, notamment pour certaines espèces d’oiseaux aquatiques et de faune urbaine.
Parc de la Gloriette

Le Parc de la Gloriette est aménagé sur les bords du Cher, il s’étend sur plusieurs dizaines d’hectares et constitue l’un des principaux espaces verts de l’agglomération tourangelle.
Le parc combine des zones de loisirs, des jardins thématiques et des espaces naturels préservés. Il accueille notamment des potagers pédagogiques, des prairies, des zones boisées et des espaces dédiés à l’agriculture urbaine et à l’expérimentation environnementale.
Gastronomie & spécialités de Touraine
La fouace et la fouée tourangelle

La fouace est une brioche ou un pain légèrement sucré, souvent parfumé, dont la recette varie selon les régions. Historiquement, elle était préparée lors des fêtes religieuses ou des grandes occasions. En Touraine, elle peut se rapprocher d’une pâtisserie rustique, parfois enrichie en beurre et en œufs, et consommée nature ou accompagnée de produits locaux.
La fouée tourangelle, également appelée « fouée », est une petite boule de pâte à pain cuite au four très chaud, traditionnellement dans un four à bois. Gonflée par la cuisson, elle est ensuite ouverte et garnie de produits salés ou sucrés, tels que rillettes, fromage de chèvre, beurre, champignons ou miel.
Les rillettes fondantes de Tours

Les rillettes de Tours se composent de viande de porc longuement cuite dans sa graisse, jusqu’à obtenir une texture filamenteuse et confite, puis assaisonnée et mise en pots pour maturation.
La particularité des rillettes tourangelles réside dans leur texture plus fine et plus effilochée que d’autres variantes régionales. Elles sont traditionnellement préparées avec des morceaux de porc soigneusement sélectionnés, cuits lentement pendant plusieurs heures, ce qui leur confère un caractère fondant et une saveur riche. Servies froides, elles se dégustent généralement sur du pain de campagne ou des toasts.
Les rillons de Tours

Les rillons de Tours sont préparés à partir de morceaux de poitrine de porc coupés en cubes, lentement confits dans leur graisse jusqu’à obtenir une texture à la fois fondante à cœur et légèrement caramélisée en surface.
Après une cuisson prolongée à feu doux, les morceaux sont égouttés puis parfois dorés pour accentuer leur coloration et leur saveur. Les rillons peuvent être consommés froids ou légèrement tiédis, souvent en entrée ou à l’apéritif, accompagnés de pain de campagne ou de produits locaux.
Les rillettes aux poissons de Loire
Les rillettes aux poissons de Loire sont une spécialité culinaire inspirée de la tradition gastronomique ligérienne, qui valorise les poissons issus du fleuve Loire. Elles se présentent sous forme d’une préparation onctueuse à base de poisson émietté, mélangé à une matière grasse (crème, beurre ou fromage frais) et à divers assaisonnements.
Elles sont généralement élaborées à partir d’espèces de poissons d’eau douce comme le sandre, le brochet, la perche ou encore l’anguille, selon les recettes et les saisons. La chair est cuite puis émiettée avant d’être travaillée pour obtenir une texture proche des rillettes traditionnelles.
L’andouillette au Vouvray

L’andouillette au Vouvray est une spécialité culinaire de la région de Tours associant une charcuterie traditionnelle à un vin blanc local emblématique, le Vouvray.
L’andouillette est une charcuterie élaborée à partir de fraise de veau ou de porc, assaisonnée puis embossée avant cuisson. Dans sa version dite « au Vouvray », elle est généralement préparée ou servie avec une sauce à base de vin blanc de Vouvray, issu du cépage chenin blanc, qui apporte des notes fruitées et légèrement acidulées. Le vin est souvent réduit avec des échalotes et parfois enrichi de crème pour obtenir une sauce onctueuse.
Expeditions depuis Tours
Les châteaux de la Loire

Les « châteaux de la Loire » désignent un vaste regroupement de châteaux, manoirs et forteresses situés dans la vallée de la Loire et ses affluents. Ils ont été construits principalement entre le Moyen Âge et la Renaissance, lorsque la cour royale de France s’est installée dans la région.
Ces châteaux reflètent plusieurs fonctions : résidences royales ou nobles, places fortes militaires ou encore domaines de prestige liés à la Renaissance française. Parmi les plus connus figurent Amboise, Chambord, Chenonceau, Blois, Azay-le-Rideau, Chinon ou encore Villandry.
En comptant les principaux châteaux ouverts au public : environ 40 à 50 châteaux majeurs sont généralement inclus dans les itinéraires touristiques. En élargissant aux manoirs, forteresses et domaines privés du Val de Loire : on dépasse plusieurs centaines de châteaux (souvent estimés entre 300 et 500 selon les classifications).
Amboise

Amboise est une ville située sur les bords de la Loire, à une trentaine de kilomètres à l’est de Tours.
La ville est surtout connue pour son château royal d’Amboise, ancienne résidence des rois de France à la Renaissance. Dominant la Loire depuis un promontoire rocheux, il a accueilli plusieurs souverains et abrite notamment la chapelle Saint-Hubert, où repose Léonard de Vinci. À proximité immédiate se trouve le Clos Lucé, dernière demeure de Léonard de Vinci, aujourd’hui transformée en musée consacré à sa vie et à ses inventions.
Amboise conserve également un centre historique remarquable, avec des ruelles anciennes, des maisons à colombages et une forte identité patrimoniale liée à la Renaissance française.
Loches

Loches est une ville située à environ 40 kilomètres de Tours. Elle est installée sur un promontoire dominant l’Indre et possède un patrimoine historique particulièrement riche, lié à son rôle ancien de place forte médiévale.
La ville est dominée par la cité royale de Loches, ensemble monumental comprenant un donjon roman parmi les plus imposants d’Europe et un logis royal de la fin du Moyen Âge. Ce site témoigne de l’importance stratégique de Loches, qui fut longtemps une résidence des rois de France et un centre administratif majeur sous les Valois.
Le centre historique conserve également de nombreuses maisons anciennes, des remparts et des édifices religieux remarquables, dont la collégiale Saint-Ours avec ses deux dômes caractéristiques.
Blois

Blois est une ville située à environ 60 kilomètres à l’est de Tours.
La ville est surtout connue pour son château royal de Blois, qui domine le centre ancien. Ce monument illustre plusieurs styles architecturaux, du gothique au classicisme, en raison des nombreuses transformations qu’il a connues entre le Moyen Âge et la Renaissance. Il a notamment été une résidence royale sous plusieurs souverains français, ce qui en fait un lieu majeur de l’histoire politique du pays.
Le centre historique de Blois conserve également un patrimoine urbain remarquable, avec des ruelles anciennes, des maisons à pans de bois et des escaliers urbains typiques de la topographie en pente de la ville.
Chinon

Chinon est une ville située à environ 50 kilomètres au sud-ouest de Tours. La ville est dominée par la forteresse royale de Chinon, un vaste ensemble médiéval implanté sur un éperon rocheux. Ce château a joué un rôle majeur dans l’histoire de France, notamment durant la guerre de Cent Ans, puisqu’il y a rencontré Jeanne d’Arc le dauphin Charles, futur Charles VII. Le site se compose de plusieurs ensembles fortifiés successifs, témoignant de l’évolution de l’architecture militaire du Moyen Âge.
Chinon est également connue pour son vignoble, qui produit l’appellation d’origine contrôlée Chinon, principalement à base de cabernet franc. Les vins de Chinon sont reconnus pour leur diversité de styles, allant des rouges fruités aux vins de garde plus structurés.
Conclusion
Visiter Tours, c’est découvrir une ville au cœur du Val de Loire, à la fois historique, culturelle et gourmande. Ancienne capitale du royaume de France à la Renaissance, elle offre aujourd’hui un centre-ville vivant, marqué par un patrimoine architectural exceptionnel : cathédrale Saint-Gatien, Vieux-Tours, hôtels particuliers et vestiges gallo-romains.
Mais Tours ne se limite pas à son histoire. C’est aussi une base idéale pour explorer les châteaux de la Loire comme Amboise, Chenonceau ou Blois, facilement accessibles en excursion. Entre musées, jardins, bords de Loire et quartiers animés, la ville propose un équilibre parfait entre culture, nature et art de vivre.
Enfin, sa gastronomie emblématique – rillettes, rillons, fouées ou spécialités au Vouvray – complète une expérience authentique du terroir tourangeau.
