Visiter Rouen: 30 incontournables à faire et voir
Visiter Rouen, capitale historique de la Normandie, c’est plonger au cœur d’une ville médiévale au patrimoine exceptionnel. Surnommée la “ville aux cent clochers”, Rouen séduit par ses rues pavées, ses maisons à colombages et ses monuments emblématiques comme la Cathédrale Notre-Dame ou l’église Saint-Maclou.
La ville est aussi célèbre pour son lien avec Jeanne d’Arc et ses musées dédiés à l’art et à l’histoire. Les quais de la Seine, les jardins et les espaces verts offrent des promenades agréables et des panoramas uniques.
En visitant Rouen, vous pourrez découvrir sa gastronomie locale, ses événements culturels et ses marchés traditionnels. Ce guide vous accompagne pour visiter Rouen de manière complète, en explorant monuments, musées, quartiers, gastronomie et excursions autour de la ville.
Pour une découverte originale, partez à l’aventure avec notre parcours « Le centre historique de Rouen», un mélange captivant entre escape game et visite culturelle autonome, qui vous fera explorer la ville autrement.
Monuments & Patrimoine Historique – Rouen
Cathédrale Notre-Dame de Rouen

La cathédrale Notre‑Dame de Rouen est un chef‑d’œuvre du gothique normand dont la construction a commencé au XIIᵉ siècle. Sa tour-lanterne, au croisement du transept, culmine à 151 mètres, ce qui en fait (à son achèvement) le plus haut bâtiment du monde au XIXᵉ siècle.
L’ancienne flèche en bois, détruite par la foudre en 1822, a été remplacée entre 1825 et 1876 par une flèche en fonte très élancée. La façade occidentale de la cathédrale se distingue par son manque de symétrie, ce qui lui a valu le surnom de “plus humaine des cathédrales”.
Claude Monet a immortalisé la cathédrale dans une série de tableaux impressionnistes, sous des éclairages et à des moments de la journée variés. La cathédrale abrite les sépultures de personnages célèbres : notamment Rollon, fondateur de la Normandie, et le cœur de Richard Cœur de Lion.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Notre-Dame de Rouen a été frappée par des bombardements en 1944, ce qui a causé de graves dommages mais le bâtiment a été restauré dans les années 1950.
Chaque été, la cathédrale se transforme en écran géant lors du spectacle “Cathédrale de lumière”, avec des projections qui évoquent les Vikings et la lumière des vitraux.
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Gros-Horloge

Le Gros‑Horloge est un monument emblématique de Rouen : c’est une horloge astronomique médiévale installée dans une arche Renaissance qui enjambe la rue du même nom.
Le beffroi gothique date de la fin du XIVᵉ siècle et abritait les cloches municipales. Le mécanisme de l’horloge est très ancien : il remonte à 1389, ce qui en fait l’un des plus vieux encore existants en Europe.
Sur le cadran Renaissance de l’horloge, une seule aiguille indique l’heure, et un globe montre les phases de la lune. Le semainier (indicateur des jours de la semaine) est décoré avec des divinités mythologiques : par exemple, Saturne le samedi ou Apollon le dimanche.
L’arche actuelle qui supporte l’horloge a été construite entre 1527 et 1529, en remplacement de la porte massacrante qui existait auparavant. Depuis la restauration entamée en 1997 (et la réouverture au public en 2006), on peut visiter l’intérieur : les cadrans, le vieux mécanisme, les appartements du gouverneur et accéder à un superbe point de vue sur Rouen depuis le haut.
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Église Saint-Maclou
L’église Saint‑Maclou de Rouen est un splendide exemple d’architecture gothique flamboyant, construite entre 1436 et 1521.
Sa façade ouest est remarquable : un porche à cinq pans en arc de cercle abrite trois portails, dont deux sont ornés de portes en bois sculpté de la Renaissance.
Le portail principal est décoré de scènes du Jugement dernier dans son tympan et de la Résurrection des morts dans ses voussures.
L’église possède une tour-lanterne, selon la tradition normande, qui sert aussi de clocher, surmontée d’une flèche de pierre reconstruite au XIXᵉ siècle par l’architecte Jacques‑Eugène Barthélémy.
L’église a subi des dégâts importants pendant la Seconde Guerre mondiale (bombardements en 1944) ; sa restauration s’est étalée sur plusieurs décennies.
Place du Vieux-Marché & Église Jeanne d’Arc

La place du Vieux‑Marché est un lieu chargé d’histoire : c’est là que Jeanne d’Arc a été brûlée vive le 30 mai 1431.
À cet emplacement se tenaient autrefois l’église Saint‑Sauveur, l’église Saint‑Michel et une grande halle, ainsi que le pilori, ce qui en faisait un lieu central de la vie publique médiévale.
Les fouilles archéologiques ont mis au jour les fondations de l’ancienne église Saint‑Sauveur, aujourd’hui visibles sur le côté sud de la place.
Une grande croix commémorative marque l’emplacement du bûcher où Jeanne d’Arc fut exécutée.
En 1979, l’église Sainte‑Jeanne‑d’Arc a été construite sur cette place par l’architecte Louis Arretche, mêlant mémoire et modernité.
Son architecture audacieuse, en béton et ardoise, évoque à la fois un bateau viking, le martyre et les flammes du bûcher.
L’intérieur est orné de treize vitraux Renaissance, provenant de l’ancienne église Saint‑Vincent détruite pendant la Seconde Guerre mondiale
Palais de Justice

Le Palais de Justice de Rouen est l’ancien siège du Parlement de Normandie, un des plus beaux exemples d’architecture civile gothique de la fin du Moyen Âge.
La première aile, à l’ouest, a été construite entre 1499 et 1508 pour abriter l’Échiquier de Normandie, la haute cour judiciaire et financière. La partie nord, souvent appelée “Palais Royal”, fut édifiée au XVIᵉ siècle dans un style de transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance (style Louis XII).
De nombreux détails décoratifs ornent l’édifice : lucarnes, balustrades de pinacles, gargouilles et sculptures représentant les différentes classes sociales.
Lors de la Seconde Guerre mondiale, le palais a été fortement touché : les bombardements de 1944 ont détruit presque totalement les intérieurs, dont la célèbre salle des assises. Après la guerre, la voûte de la salle des pas perdus a été restaurée dans sa forme originelle, avec son plafond en “carène de navire” inversée.
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Hôtel de Bourgtheroulde (hôtel particulier Renaissance)

L’Hôtel de Bourgtheroulde est un ancien hôtel particulier situé place de la Pucelle, dans le centre historique de Rouen, construit au début du XVIᵉ siècle.
Il a été commandé par Guillaume II Le Roux, seigneur de Bourgtheroulde et membre de l’Échiquier de Normandie, pour montrer son rang et sa richesse.
L’architecture de l’édifice est un mélange de gothique flamboyant et de traits de Renaissance à la “style Louis XII”, typique d’une période de transition. Dans sa cour intérieure se trouve la Galerie d’Aumale, ornée de bas-reliefs de grande finesse : on y voit notamment l’entrevue du Camp du Drap d’Or entre François I et Henri VIII.
L’hôtel a souffert au fil du temps : en 1770, un incendie détruisit une aile, et pendant la Seconde Guerre mondiale il fut partiellement gravement endommagé par des bombardements.Classé monument historique, l’édifice a été rénové et transformé en hôtel de luxe, avec 78 chambres, spa, restaurant et espaces de réception.
Une tourelle gothique d’angle, appelée échauguette, a été reconstruite fidèlement entre 2009 et 2010 à l’identique des gravures d’origine, redonnant à l’hôtel son aspect Renaissance historique.
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Tour Jeanne d’Arc

La Tour Jeanne d’Arc est l’ancien donjon du château de Philippe Auguste, construit à partir de 1204, et c’est aujourd’hui le seul vestige encore visible de cette forteresse. Elle mesure environ 35 mètres de haut et se dresse sur la colline de Bouvreuil, sur les fondations d’un ancien amphithéâtre gallo‑romain.
Lors du procès en 1431, Jeanne d’Arc fut menée devant cette tour, où on lui présenta des instruments de torture pour la faire avouer, mais elle résista avec force.
Le donjon est classé monument historique depuis 1840, ce qui témoigne de son importance patrimoniale. Au XIXᵉ siècle, la tour a été restaurée par Viollet-le-Duc, notamment avec un toit pointu, pour lui redonner son allure médiévale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle fut utilisée comme abri et bunker par les forces allemandes, transformant son intérieur en poste de défense.Aujourd’hui, la tour est ouverte au public : elle abrite une exposition permanente racontant l’histoire du château de Rouen et le destin de Jeanne d’Arc.
Tour Saint-André

La Tour Saint‑André est le dernier vestige de l’ancienne église paroissiale Saint‑André-de-la-Ville, détruite au XIXᵉ siècle. La paroisse elle-même est très ancienne : on la mentionne dès le XIᵉ siècle, et elle était liée aux forgerons du quartier, d’où son ancien nom “Saint‑André‑de-la‑Porte‑aux‑Fèvres”.
L’église fut reconstruite entre la fin du XVe et le milieu du XVIᵉ siècle : le chœur est lancé en 1486, la nef refaite en 1521, et le portail et la tour sont achevés en 1556. La tour, haute d’environ 35 mètres, combine des éléments gothiques et Renaissance, ce qui en fait un très bel exemple d’architecture de transition.
En 1562, l’église a été saccagée par les Huguenots, puis la tour a été endommagée par un ouragan en 1683, lors duquel sa flèche octogonale en pierre s’est effondrée. Fermée au culte en 1791 lors de la Révolution, l’église fut vendue comme bien national ; la tour a ensuite accueilli un atelier de fonderie. En 1861, l’église Sainte‑André est démolie pour laisser place au percement de la rue Jeanne-d’Arc, mais la tour est sauvée grâce à l’historien Eustache de La Quérière.
Classée monument historique depuis 1958, la Tour Saint‑André a fait l’objet d’une restauration récente (2020) pour sécuriser ses pierres et préserver ce témoignage urbain.
L’abbaye de Saint‑Ouen

L’abbaye Saint‑Ouen à Rouen est un grand édifice gothique, construit entre le XIVᵉ et le XVIᵉ siècle, sur le site d’un monastère très ancien.
Elle mesure 137 mètres de long et atteint 33 mètres de hauteur sous voûtes, ce qui en fait un des monuments gothiques majeurs de la ville. Sa tour centrale, très élancée, culmine à environ 80 mètres, et forme une “dentelle” de sculptures flamboyantes visible à distance.
Le portail sud, appelé “portail des Marmousets”, est orné de quarante médaillons sculptés racontant la vie de saint Ouen.
À l’intérieur, on peut admirer de grandes verrières hautes : certaines représentent des prophètes de l’Ancien Testament, d’autres des apôtres ou des évêques.L’orgue Cavaillé‑Coll de l’église est particulièrement célèbre : Charles-Marie Widor l’a qualifié de “Michel-Ange des orgues”.
L’église a connu plusieurs phases : elle fut d’abord une abbatiale, a été transformée en atelier de forge pendant la Révolution, puis rendue au culte au début du XIXᵉ siècle.
Chapelle Corneille (Théâtre des Arts actuel)

La Chapelle Corneille est l’ancienne église Saint‑Louis, construite entre 1615 et 1704, qui a été transformée en auditorium moderne. lle est classée monument historique et sa reconversion en salle de concert lui permet de bénéficier d’un nouveau souffle culturel.
Le projet de restauration, lancé par la Région Normandie, a permis de créer un auditorium d’environ 600 à 700 places, conçu pour accueillir des concerts de musique de chambre, baroque ou vocale. Pour optimiser l’acoustique, une géode sphérique (deux hémisphères reliés par une lentille) a été suspendue à la croisée du transept ; elle renvoie le son de façon très maîtrisée.
Le lustre / “sphère” mesure 6,5 mètres de diamètre et joue un rôle sonore et lumineux : il peut pivoter selon les besoins. L’éclairage de la chapelle est entièrement repensé : pendant les concerts, la lumière joue avec les volumes baroques, renforçant l’atmosphère sacrée et contemplative.
Elle est aujourd’hui gérée par l’Opéra de Rouen Normandie, qui programme des concerts, des résidences d’artistes et des événements comme le “Concours Corneille”.
L’Aître Saint-Maclou

L’Aître Saint‑Maclou est un ancien ossuaire et cimetière à galeries construit à Rouen à la suite de la Peste noire (vers 1348), pour accueillir le grand nombre de morts. Il est l’un des seuls “aîtres” médiévaux encore conservés en Europe, avec quatre ailes entourant une cour centrale.
Les galeries-ossuaires ont été bâties entre 1526 et 1533, au moment de nouvelles vagues d’épidémies, afin de stocker les ossements exhumés des tombes. Les colonnes en pierre des galeries sont ornées de sculptures représentant une “danse macabre”, avec des couples mort-vivant symbolisant l’universalité de la mort.
Les poutres en bois des colombages sont décorées de motifs macabres : crânes, os, outils de fossoyeur et éléments liturgiques liés aux rites funéraires. Au XVIIᵉ siècle, l’aître prend aussi une vocation éducative : une école de charité pour garçons est installée dès 1661, puis une école de filles en 1678.
Après des siècles d’abandon, il a été restauré récemment (réouverture en 2020) pour devenir un lieu culturel : exposition, café, galerie des métiers d’art, etc.
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Musées incontournables
Musée des Beaux-Arts de Rouen

Le musée des Beaux-Arts de Rouen a été créé en 1801, par décret Chaptal, peu après la Révolution française. Le bâtiment actuel, conçu par l’architecte Louis Sauvageot, a été construit entre 1877 et 1888, puis complètement rénové en 1994.
Le musée abrite une collection d’environ 8 000 dessins, ce qui en fait un des cabinets d’arts graphiques les plus réputés au monde.
Ses collections couvrent un très large spectre : peintures, sculptures et objets d’art du XVe siècle jusqu’à nos jours, avec des chefs-d’œuvre de grands maîtres. On peut y admirer des toiles majeures de la peinture classique et baroque : Caravage, Rubens, Vélasquez, Poussin, Géricault, Delacroix, parmi d’autres.
Grâce à une donation importante de François Depeaux en 1909, le musée possède l’une des plus belles collections d’art impressionniste hors de Paris : Monet, Sisley, Pissarro, Degas, etc. Il possède aussi une collection rare d’icônes russes, allant du XVe jusqu’au début du XIXe siècle, et des œuvres contemporaines importantes (Modigliani, Dubuffet…).
L’entrée aux collections permanentes du musée est gratuite, ce qui permet à un large public de découvrir ce patrimoine artistique exceptionnel.
Historial Jeanne d’Arc

L’Historial Jeanne d’Arc se trouve dans le Palais de l’Archevêché à Rouen, là où s’est tenue une partie du procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc.
Le parcours principal est une visite numérique immersive, qui permet de “remonter le temps” jusqu’au XVe siècle et de revivre les moments du procès.
Le guide virtuel est Jean Juvénal des Ursins, archevêque de Reims en 1456, qui “raconte” l’enquête et les témoignages du procès à travers 23 personnages. Le parcours numérique dure environ 1h30 à 2h.
Musée Flaubert et d’Histoire de la Médecine

Le musée se trouve dans la maison natale de Gustave Flaubert, au 51 rue de Lecat, dans l’ancien pavillon de l’Hôtel-Dieu où son père était chirurgien.
Il a une double vocation : littéraire (pour la vie de Flaubert et de sa famille) et scientifique (histoire de la médecine du Moyen Âge au début du XXᵉ siècle).
Le musée compte 11 salles permanentes, parmi lesquelles un cabinet de curiosités, une apothicairerie et une chambre natale de Flaubert.
On y trouve des objets très rares et insolites : un lit d’hospitalisation pour six malades, un “perchoir à sangsues” et un mannequin d’accouchement du XVIIIᵉ siècle conçu par Angélique du Coudray. Le musée présente aussi environ 200 pots de pharmacie en céramique datant du XVIIIᵉ siècle, provenant de l’ancienne apothicairerie de l’Hôtel-Dieu.
Il possède une bibliothèque patrimoniale de plus de 2 500 livres anciens de médecine, chirurgie et pharmacie, certains ayant appartenu à la famille Flaubert. Dans le jardin du musée, on peut découvrir un jardin de plantes médicinales : chaque plante est étiquetée avec un QR code pour en apprendre plus.
L’entrée aux collections permanentes est gratuite, ce qui permet de découvrir librement l’histoire de Flaubert et de la médecine dans un lieu chargé de mémoire.
Musée Maritime et portuaire
Le musée est installé dans le Hangar 13 du port de Rouen, un ancien dépôt portuaire en bord de Seine datant de 1926. Il a été ouvert au public en 1999 à l’occasion d’une Armada, et il est géré par une association loi 1901.
Le musée retrace l’histoire du port de Rouen, depuis la navigation fluviale sur la Seine jusqu’au développement maritime et portuaire moderne. On peut y découvrir plus de 2 000 objets : maquettes de navires, moteurs de chalutiers, cabine radio des années 60, scaphandrier, cloche de brume, et même un squelette de baleine.
Le musée met aussi en valeur des moments historiques : par exemple les expéditions polaires de Jean Charcot ou le commerce du nickel entre la Nouvelle‑Calédonie et la France.
Parcs, Jardins & Balades – Rouen
Jardin des Plantes de Rouen

Le Jardin des Plantes de Rouen est un jardin botanique de 8 hectares situé sur la rive sud de la ville. Il descend d’un jardin botanique fondé par des médecins dès 1735, avant d’être racheté par la ville en 1832 pour aménager le parc actuel.
Les serres axiales centrales, construites entre 1839 et 1842, sont inscrites à l’inventaire du patrimoine (Monument historique), et ont été restaurées en 1999. Le jardin abrite une grande orangerie, construite à la fin du XIXᵉ siècle (en 1895-1896), utilisée aujourd’hui pour des expositions.
On peut y découvrir une roseraie de 670 m², mettant notamment en valeur des rosiers d’origine normande. Il possède plusieurs collections botaniques : iris, dahlias, plantes médicinales, plantes aromatiques, plantes de rocaille, un verger conservatoire et une collection nationale de fuchsias (991 variétés).
La serre principale abrite des plantes de milieux arides, des plantes carnivores, et des espèces méditerranéennes, tandis que d’autres serres sont tropicales.
Jardin de l’hôtel de Ville

Le jardin de l’Hôtel‑de‑Ville de Rouen couvre une surface de 25 789 m², ce qui en fait un grand espace vert en plein centre-ville.
Il est aménagé sur une partie des anciens jardins de l’abbaye Saint‑Ouen, ce qui lui apporte une forte dimension historique.
Le cœur historique du jardin est dessiné « à la française » autour d’un grand bassin rond, avec une sculpture représentant l’enlèvement de Déjanire par le centaure Nessus.
Des vestiges du mur d’enceinte de l’abbaye Saint-Ouen ont été mis en valeur dans le jardin, avec une zone décrite comme une “tourbière”.
On y trouve aussi une reproduction exacte de la pierre de Jelling (au Danemark), offerte à Rouen lors du millénaire de la Normandie en 1911.
Le jardin propose des usages variés : aire de jeux pour enfants, terrain de basket, terrain de boules, ainsi qu’un espace de détente sur la pelouse.
Promenade le long de la Seine et des quais

La promenade le long de la Seine permet de découvrir Rouen sous un angle différent, entre architecture historique et paysages fluviaux. Les quais offrent des vues sur les ponts, les bâtiments anciens et les bateaux amarrés.
Des espaces piétons et cyclables rendent la balade agréable pour tous. De nombreux cafés et restaurants permettent de s’arrêter pour profiter du cadre. .
Forêt de Roumare

La forêt de Roumare se situe à quelques kilomètres de Rouen et constitue un espace naturel parfait pour les randonnées et activités de plein air.
Gastronomie Rouennaise
Plats & Spécialités
Teurgoule

La teurgoule est un riz au lait parfumé à la cannelle, spécialité normande. C’est un dessert traditionnel préparé lentement pour développer des arômes subtils et caramélisés.
Ce désert est malheureusement peu présent dans les restaurants rouennais, on le trouve d’avantage dans la basse normandie vers Caen.
Fromages normands et cidres

La Normandie est réputée pour ses fromages (camembert, livarot, pont-l’évêque) et ses cidres locaux.
Desserts & Douceurs
Pomme et tarte normande

La tarte normande met en avant la pomme, fruit emblématique de la région. Préparée avec des pommes locales et de la crème, elle est souvent accompagnée d’un peu de calvados ou de cannelle.
Événements majeurs – Rouen
Armada de Rouen

L’Armada de Rouen est l’un des plus grands rassemblements maritimes au monde, réunissant voiliers, navires de guerre et anciens gréements sur les quais de la Seine.
L’événement dure environ dix jours et attire des millions de visiteurs, ce qui en fait une fête populaire et gratuite.
L’idée de l’Armada est née à la fin des années 1980, portée par le maire Jean Lecanuet et son adjoint Patrick Herr, pour redynamiser les quais de Rouen.
La première édition a eu lieu en 1989 sous le nom « Les Voiles de la Liberté », à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française.
Pendant l’Armada, tous les navires sont amarrés le long des quais et accessibles gratuitement aux visiteurs pour des visites.
Chaque soir, les quais s’animent avec des concerts, des feux d’artifice et des animations, créant une ambiance festive sur toute la longueur de la rive.
Le point d’orgue de l’événement est la Grande Parade, au cours de laquelle tous les navires redescendent la Seine jusqu’à la mer, sur environ 120 km.
Festival Normandie Impressionniste
Le Festival Normandie Impressionniste est un événement artistique pluridisciplinaire né en 2010, entièrement dédié à l’impressionnisme et à son héritage en Normandie.
Il se déploie sur tout le territoire normand, dans des villes comme Rouen, Le Havre, Caen, Giverny… afin de célébrer les paysages qui ont inspiré les peintres impressionnistes.
Le festival mélange les formes d’art : peintures, spectacles vivants, danse, photographie, cinéma, musique et installations lumineuses.
Lors de l’édition de 2024, marquant les 150 ans du mouvement impressionniste, plus de 150 événements ont eu lieu entre mars et septembre à travers la Normandie.
Le festival invite des artistes contemporains à dialoguer avec l’impressionnisme : en 2024, l’exposition “Normandism” de David Hockney s’est tenue au Musée des Beaux-Arts de Rouen.
Une installation sonore et lumineuse spectaculaire a également été projetée sur la façade de la cathédrale de Rouen, signée du scénographe Robert Wilson.
Le festival valorise aussi la gastronomie : “150 saveurs de Normandie” est un parcours culinaire où 150 restaurants, pâtisseries et bars proposent des créations inspirées par l’impressionnisme.
Fête du Ventre
La Fête du Ventre et de la Gastronomie Normande est un grand rendez-vous gastronomique de Rouen, né dans les années 1930 et relancé par l’association Rouen Conquérant.
Elle se tient chaque automne dans le centre historique, notamment autour de la Place du Vieux-Marché, de la rue Rollon, de la rue Jeanne d’Arc et d’autres rues typiques.
Pendant deux jours, plus de 150 à 170 producteurs normands exposent leurs produits : fromages, cidres, charcuteries, miel, confitures, escargots et autres spécialités locales.
Les producteurs sont souvent vêtus de costumes traditionnels normands, ce qui renforce l’ambiance authentique et conviviale de la fête.
L’événement propose non seulement des dégustations et des ventes, mais aussi des démonstrations culinaires animées par des chefs locaux.
Parmi les animations, on trouve des fanfares, des groupes musicaux, des troupes folkloriques et même une mini-ferme pour les enfants.
Excursions / Expéditions autour de Rouen
Château de Gaillon

Le Château de Gaillon se situe dans la commune de Gaillon, dans le département de l’Eure (Normandie), et tient ses origines d’une forteresse médiévale.
Reconstruit entre 1500 et 1509 par le cardinal Georges d’Amboise, il est considéré comme le premier château de style Renaissance en France.
Son architecture incarne la transition entre le gothique flamboyant et la Renaissance italienne, un mariage d’élégance et d’innovation.
Le cardinal d’Amboise fit appel à des artistes italiens, comme Fra Giocondo, et à un paysagiste pour créer des jardins Renaissance autour du château.
À la Révolution française, le château est démantelé, pillé, puis sert de carrière de pierre, plongeant le site dans un long déclin.
De 1812 à 1901, il abrite une maison centrale de détention, transformant ses appartements en cellules.
Racheté par l’État en 1975, il est depuis l’objet d’un vaste programme de restauration visant à redonner vie à sa splendeur Renaissance.
Abbaye de Jumièges

Fondée vers 654 par saint Philibert, l’abbaye de Jumièges est l’un des monastères bénédictins les plus anciens et importants de Normandie.
Située au fond d’une boucle de la Seine, ses tours jumelles de 46 mètres dominent encore aujourd’hui les vestiges de l’église abbatiale Notre‑Dame.
Après sa fondation, l’abbaye fut ravagée par les Vikings en 841, obligeant les moines à fuir avant de revenir reconstruire.
Au XIᵉ siècle, une reconstruction importante de l’abbatiale Notre-Dame lui donna son style roman caractéristique ; la nef atteignait jusqu’à 25 mètres de hauteur.
Le cloître, qui servait de cœur spirituel au monastère, a été reconstruit au XVIᵉ siècle dans un style mêlant gothique flamboyant et Renaissance.
L’abbaye inclut également une église Saint-Pierre, dont certaines parties datent de l’époque carolingienne, rareté en Normandie.
Après la Révolution, l’abbaye a été vendue comme bien national et transformée en carrière de pierres, ce qui a conduit à sa ruine partielle.
Aujourd’hui, le site est un parc de 15 hectares, où les ruines majestueuses – souvent appelées “la plus belle ruine de France” – cohabitent avec des expositions et une reconstitution 3D de l’abbaye.
L’Abbaye de Saint-Martin-de-Boscherville

L’abbaye Saint‑Georges de Boscherville, située à Saint‑Martin‑de‑Boscherville (Seine-Maritime), est un ancien monastère bénédictin fondé au XIIᵉ siècle.
Elle a été fondée par Guillaume de Tancarville, sur le site d’une ancienne collégiale et d’édifices cultuels datant de l’Antiquité.
L’abbatiale est un très bel exemple de roman normand, avec des lignes épurées, des tours fines et une grande luminosité intérieure.
La salle capitulaire, datant de la fin du XIIᵉ siècle, est décorée de statues-colonnes et de chapiteaux historiés, un chef-d’œuvre de sculpture médiévale.
Au XVIIᵉ siècle, les moines de l’ordre de Saint-Maur ont développé le monastère, construisant de nouveaux bâtiments conventuels dans un style plus classique.
Les jardins de l’abbaye, restaurés selon des plans mauristes du XVIIᵉ siècle, comportent des terrasses, un potager, un verger, un labyrinthe et des plantes médicinales.
Conclusion
Visiter Rouen, c’est découvrir une ville riche en histoire, culture et patrimoine. Entre la Cathédrale Notre-Dame, l’église Saint-Maclou, l’Aître Saint-Maclou et les maisons à colombages, la ville offre un voyage au cœur du Moyen Âge et de la Renaissance. Ses musées, ses festivals et son street art illustrent la créativité et la vie culturelle dynamique de Rouen. Les parcs, jardins et promenades le long de la Seine permettent de profiter de la nature et de moments de détente. Pour ceux qui souhaitent explorer la région, des excursions vers Giverny, Honfleur, Étretat ou le Château de Gaillon complètent parfaitement la visite.
